02/05/2010
Costa Rica - Panamá - Colombia - Ecuador - Perú
Je me suis donc arrêté au Costa Rica. Remontons le fil du temps...
Je ne vais pas m'attarder sur ce dernier, ma première esquisse reste d'actualité. Les seules nuances que j'y ajouterais sont les suivantes: le sud du pays n'est pas aussi développé que le nord, raison pour laquelle je redimensionnerais la notion de "miracle"; parlons plutôt de bel effort par rapport à ses voisins. Quoiqu'il en soit, je pense que le Costa Rica doit être l'objet d'un voyage à part entière avec un budget à la hauteur et ce afin de pouvoir profiter de ses ressources naturelles époustoufflantes.
Notre exploration du Panamá fut plus maritime que terrestre. Nous avons commencé par des îles afros qui se trouvent au nord du pays. La mer y est turquoise et ses eaux propices à l'observation des fonds marins. Nous sommes ensuite descendus à Panamá City. Les attentifs auront remarqué que nous avons généralement évité les capitales centre-américaines (si ce n'est pour des changements de bus), elles nous avaient été signalées comme dangereuses et peu intéressantes. Panamá devait être la seule digne d'intérêt. Résultat des courses: une ville truffée de gratte-ciels en construction, un centre colonial en piètre état, une ambiance peu rassurante le soir. Rien de particulièremnt passionant donc, si ce n'est un petit saut indispensable jusqu'au fameux canal du même nom. Petit détail de taille pour justifier la suite: le sud du Panama est occupé par la région du Daríen, frontière naturelle avec la Colombie. Il s'agit d'une région inaccessible à cause du manque de routes, des activités de contre-bande et de guérillas et surtout pour cause d'une nature très inhospitalière. Pour atteindre la Colombie, il ne reste donc que deux possibilités: par voie maritime ou aérienne. Vu que nous n'avions aucune envie de provoquer une rupture dans notre voyage en prenant un avion, nous avons décidé de tenter notre chance via l'archipel de San Blas situé le long de la côte atlantique du pays. Tout le monde a en tête l'image de la typique île de sable fin fichue d'un seul et unique palmier, n'est-ce pas? Voilà un paysage peu inhabituel à San Blas. Un ensemble de plus 400 îles à-la-Robinson de toutes les dimensions habitées par les indigènes Kuna. Voyez les photos, elles parlent d'elles-mêmes. Nous avons ensuite entamé la folle descente vers la frontière colombienne accompagnés par un couple d'amis mochileros - une aventure, une vraie! De villages en villages, de barques locales en barques locales nous avons fini par atteindre la frontière colombienne. La nature est paradisiaque au Panama, le seul bémol est le fait que sa monnaie soit un dollar relativement cher.
La Colombie. Ah la Colombie! Recommencons le procédé habituel: quels sont les préjugés? Drogue, violence, insécurité extême, police corrompue, enlèvements. "Vous allez en Colombie?? Mais vous êtes fous..." Décousons tout ca et permettez-moi d'essayer de remodeler brièvement l'image de ce pays tellement maltraité. Disons pour commencer que la plupart des idées que nous avons de ce pays sont restées bloquées quinze ans en arrière. Pablo Escobar est mort depuis 1993, je vous le confirme. Et le pays a bien changé depuis (au dire de ses habitants). Les Colombiens, avec une petite exception dans la partie carabéenne du nord, sont les personnes les plus gentilles et attentionnés que nous aillons trouvé sur notre chemin. Le Colombien sait de quelle image affreuse souffre son pays à l'étranger et fait tout pour changer l'opinion de ses visiteurs. Avec succès. La nature est absolument magnifique et extrêment diversifiée (ce qui semble d'ailleurs être le cas de tous les pays andins divisés entre la côte, les Andes et la forêt amazonienne). Cartagena est coloniale, Medellín est moderne, Bogotá cultivée (nous nous y sommes gavés de théâtre, de cinéma et de librairies après une Amérique centrale très -trop- précaire de ce point de vue), Calí développée. Le tourisme est en plein essor, je vous conseille vivement de visiter ce pays. Mais une ville comme Medellín est trop calme. La quantité de clochard dans le centre de Bogotá impressionante. D'énormes disparités sociales donc. Et voilà que nous nous retrouvons à nouveau face aux tristes thèmes mexicains de paramilitarisme, de déplacés et de disparitions mystérieuses (non, je ne parle pas des FARCS mais bien par exemple de paysans qui ont la malchance de vivre sur des terres riches en pétrole). Je ne désire pas m'étendre sur le sujet ici mais bien souligner ceci: la Colombie est un pays qui mérite que l'on se batte contre ses injustices sociales. Tout comme au Mexique, nous avons eu l'occasion de rencontrer des acteurs de terrain afin de nous rendre compte de ce que je vous raconte. Sujet à creuser... Au rythme de nos découvertes et de balades montagneuses, nous avons tout doucement atteint la frontière sud du pays.
Nous avons traversé l'Equateur en une semaine. Il nous faut faire des choix, celui-ci en était un. Et pourtant voilà un autre pays digne d'attention. Habritant le palais de Rafael Correa, membre de l'élite présidentielle anti néo-libérale de l'Amérique Latine, le centre de Quito est une splendeur coloniale. Nous avions été mis en garde contre sa soi-disante insécurité; précaution injustifiée. Deuxième étape: Baños, petite ville touristique logée au sein des montagnes. Balades encore et toujours! Et enfin, Cuenca la belle.
Nous sommes actuellement au Pérou, notre neuvième pays latino-américain, à Lima plus précisément. La côte du nord est désertique, nous avons fait étape dans une petite station balnéaire surfiste qui ne payait pas de mine et à Trujillo (parsemée de balcons coloniaux style morisco). Lima est une mégapole qui vante son passé de capitale coloniale mais a du mal à cacher sa pauvreté. Quoiqu'il en soit je crois que je réserverai mes commentaires péruviens pour le prochain chapitre, je pourrai alors parler plus en connaissance de cause. Notre programme: explorer le sud du Pérou, la Bolivie et atteindre les grandes villes brésiliennes. Hasta pronto à tous.
Je ne vais pas m'attarder sur ce dernier, ma première esquisse reste d'actualité. Les seules nuances que j'y ajouterais sont les suivantes: le sud du pays n'est pas aussi développé que le nord, raison pour laquelle je redimensionnerais la notion de "miracle"; parlons plutôt de bel effort par rapport à ses voisins. Quoiqu'il en soit, je pense que le Costa Rica doit être l'objet d'un voyage à part entière avec un budget à la hauteur et ce afin de pouvoir profiter de ses ressources naturelles époustoufflantes.
Notre exploration du Panamá fut plus maritime que terrestre. Nous avons commencé par des îles afros qui se trouvent au nord du pays. La mer y est turquoise et ses eaux propices à l'observation des fonds marins. Nous sommes ensuite descendus à Panamá City. Les attentifs auront remarqué que nous avons généralement évité les capitales centre-américaines (si ce n'est pour des changements de bus), elles nous avaient été signalées comme dangereuses et peu intéressantes. Panamá devait être la seule digne d'intérêt. Résultat des courses: une ville truffée de gratte-ciels en construction, un centre colonial en piètre état, une ambiance peu rassurante le soir. Rien de particulièremnt passionant donc, si ce n'est un petit saut indispensable jusqu'au fameux canal du même nom. Petit détail de taille pour justifier la suite: le sud du Panama est occupé par la région du Daríen, frontière naturelle avec la Colombie. Il s'agit d'une région inaccessible à cause du manque de routes, des activités de contre-bande et de guérillas et surtout pour cause d'une nature très inhospitalière. Pour atteindre la Colombie, il ne reste donc que deux possibilités: par voie maritime ou aérienne. Vu que nous n'avions aucune envie de provoquer une rupture dans notre voyage en prenant un avion, nous avons décidé de tenter notre chance via l'archipel de San Blas situé le long de la côte atlantique du pays. Tout le monde a en tête l'image de la typique île de sable fin fichue d'un seul et unique palmier, n'est-ce pas? Voilà un paysage peu inhabituel à San Blas. Un ensemble de plus 400 îles à-la-Robinson de toutes les dimensions habitées par les indigènes Kuna. Voyez les photos, elles parlent d'elles-mêmes. Nous avons ensuite entamé la folle descente vers la frontière colombienne accompagnés par un couple d'amis mochileros - une aventure, une vraie! De villages en villages, de barques locales en barques locales nous avons fini par atteindre la frontière colombienne. La nature est paradisiaque au Panama, le seul bémol est le fait que sa monnaie soit un dollar relativement cher.
La Colombie. Ah la Colombie! Recommencons le procédé habituel: quels sont les préjugés? Drogue, violence, insécurité extême, police corrompue, enlèvements. "Vous allez en Colombie?? Mais vous êtes fous..." Décousons tout ca et permettez-moi d'essayer de remodeler brièvement l'image de ce pays tellement maltraité. Disons pour commencer que la plupart des idées que nous avons de ce pays sont restées bloquées quinze ans en arrière. Pablo Escobar est mort depuis 1993, je vous le confirme. Et le pays a bien changé depuis (au dire de ses habitants). Les Colombiens, avec une petite exception dans la partie carabéenne du nord, sont les personnes les plus gentilles et attentionnés que nous aillons trouvé sur notre chemin. Le Colombien sait de quelle image affreuse souffre son pays à l'étranger et fait tout pour changer l'opinion de ses visiteurs. Avec succès. La nature est absolument magnifique et extrêment diversifiée (ce qui semble d'ailleurs être le cas de tous les pays andins divisés entre la côte, les Andes et la forêt amazonienne). Cartagena est coloniale, Medellín est moderne, Bogotá cultivée (nous nous y sommes gavés de théâtre, de cinéma et de librairies après une Amérique centrale très -trop- précaire de ce point de vue), Calí développée. Le tourisme est en plein essor, je vous conseille vivement de visiter ce pays. Mais une ville comme Medellín est trop calme. La quantité de clochard dans le centre de Bogotá impressionante. D'énormes disparités sociales donc. Et voilà que nous nous retrouvons à nouveau face aux tristes thèmes mexicains de paramilitarisme, de déplacés et de disparitions mystérieuses (non, je ne parle pas des FARCS mais bien par exemple de paysans qui ont la malchance de vivre sur des terres riches en pétrole). Je ne désire pas m'étendre sur le sujet ici mais bien souligner ceci: la Colombie est un pays qui mérite que l'on se batte contre ses injustices sociales. Tout comme au Mexique, nous avons eu l'occasion de rencontrer des acteurs de terrain afin de nous rendre compte de ce que je vous raconte. Sujet à creuser... Au rythme de nos découvertes et de balades montagneuses, nous avons tout doucement atteint la frontière sud du pays.
Nous avons traversé l'Equateur en une semaine. Il nous faut faire des choix, celui-ci en était un. Et pourtant voilà un autre pays digne d'attention. Habritant le palais de Rafael Correa, membre de l'élite présidentielle anti néo-libérale de l'Amérique Latine, le centre de Quito est une splendeur coloniale. Nous avions été mis en garde contre sa soi-disante insécurité; précaution injustifiée. Deuxième étape: Baños, petite ville touristique logée au sein des montagnes. Balades encore et toujours! Et enfin, Cuenca la belle.
Nous sommes actuellement au Pérou, notre neuvième pays latino-américain, à Lima plus précisément. La côte du nord est désertique, nous avons fait étape dans une petite station balnéaire surfiste qui ne payait pas de mine et à Trujillo (parsemée de balcons coloniaux style morisco). Lima est une mégapole qui vante son passé de capitale coloniale mais a du mal à cacher sa pauvreté. Quoiqu'il en soit je crois que je réserverai mes commentaires péruviens pour le prochain chapitre, je pourrai alors parler plus en connaissance de cause. Notre programme: explorer le sud du Pérou, la Bolivie et atteindre les grandes villes brésiliennes. Hasta pronto à tous.
10/03/2010
Mexico - Guatemala - Honduras - Nicaragua - Costa Rica
Les points forts de ces deux derniers mois? Voyons voir...
Le premier endroit qui me saute a l'esprit est l'impressionante plage de Maruata au Mexique ou nous avons passé trois soirées de file a observer d'énormes tortues marines sortir de l'océan pacifique afin de déposer leurs oeufs dans le sable. Peu apres, nous sommes arrivés au DF, alias Distrito Federal, Ciudad de Mexico, ou tout simplement Mexico comme disent les mexicains. Bref, l'endroit que nous nommons Mexico City. Une révélation d'un autre genre nous y attendait. L'idée préconcue: sale, dangereuse, polluée, chaotique, sous-développée. La réalité: une métropole d'environs 17 millions d'habitants (certaines estimations parlent de 20 millions) étonnament moderne, plus de dix lignes de métros dignes de Paris, Londres ou Madrid, une couche de pollution en effet effarante (qui s'observe bien depuis les ruines pré-azteques de Teotihuacan). Nous avons visité la ville pendant neuf jours et je me dois de reconnaitre que la plupart des préjugés étaient sans fondements. La ville regorge d'art en tous genres, de musées, de quartiers élégants a l'européenne. Sa jungle urbaine se compose d'hommes d'affaires cotoyés par des punks, une grande comunauté homosexuelle tres bien acceptée, ou encore des jeunes plus a la mode que la plupart des occidentaux. Bien sur, sa banlieue est sans fin et donne lieu a toutes sortes de pauvretés et violences mais pas un instant n'avons-nous ressenti peur ou insécurité. Encore une fois, la réalité a été plus que surprenante! Nous sommes ensuite passés par l'état de Veracruz, dont la capitale rappelle Cuba et son ambience caribéenne. Ensuite, nous avons repris pied dans notre appartement de San Cristobal de las Casas et dit au-revoir au Mexique.
La majeure partie des pays d'Amérique centrale font malheureusement passer leur grand voisin du nord pour un pays a l'avant-garde dans beaucoup de domaines. La pauvreté prend au Guatemala une place beaucoup plus importante qu'au Mexique. Il s'agit d'un petit pays doté d'une nature époustoufflante. Nous avons vogué entre ses volcans, ses cascades, ses vieilles villes coloniales, ses colonies afro peuplées de descendants des esclaves et son intriguant monde indigene. La tres developpée industrie touristique contraste en effet fortement - honteusement - avec l'état d'abandon dont souffrent les comunautés indigenes. Déja au Mexique il nous paraissait évident que l'écologie était un probleme social majeur mais, a partir du Guatemala, la problématique ne fait que s'empirer. On mesure rapidement les disparités qui existent entre des pays pollueurs industrialisés qui trient tous leurs déchets et les autres qui ne possedent pas, ou presque, d'industries mais qui jettent tout par les fenetres des autobus (soupir!). C'est l'éducation civique de base qui manque en Amérique centrale. Au Guatemala résonnent encore tristement les cris de la guerre civile qui le déchirait il y a encore a peine dix ans. Comme en ce qui concerne ses confreres situés plus au sud, les dégats provoqués par les différentes politiques des Etats-Unis au cours des dernieres décennies apparaissent en filigrane au vu de l'économie désastreuse qui y regne.
Le Honduras se trouve encore un pas supplémentaire en direction du chaos. Disons franchement qu'il s'agit d'un endroit dangereux et peu intéressant. Les citoyens se baladent armés et les "sales gueules" ne manquent pas dans les rues. La vérité est que les honduriens avec qui nous sommes entrés en contact étaient plutot gentils et courtois mais l'ambiance laisse fortement a désirer; trop de mésaventures vues et entendues. Toujours est-il que que rien de facheux ne nous est arrivé. Nous nous sommes rendus dans les Bay Islands (nom anglais car peuplées par une population dont la premiere langue est restée celle des colons anglais) pour faire de la plongée mais avons été contraints de nous échapper de cette gringolandia chere a mourir. Les ruines de Copan nous ont laissé une impression mitigée apres les majestueuses ruines mayas mexicaines. Bien sur, les références au récent coup d'état embellissent tous les murs citadins et occupent une place de taille dans les discussions populaires; la situation politique y reste relativement instable.
Le Nicaragua est plus ordonné, tout aussi pollué et moins dangereux bien que officielement le plus pauvre. L'esprit de la révolution sandiniste flotte encore dans l'air, ce qui rappelle Cuba. Ses héros apparaissent a chaque coin de rue dans un effort pour oublier la décadence des politiciens actuels. Daniel Ortega, le gauchiste de l'Amérique centrale, semble peut apprécié dans son pays. Les villes coloniales sont tres bien conservées grace au tourisme et le paysage surréel de l'ile Ometepe une merveille. Cette ile, formée de deux volcans, se trouve au centre du lac Nicaragua qui se distingue sur toutes les cartes.
Le Costa Rica alias "la Suisse d'Amérique centrale" que je rebaptiserais "le miracle d'Amérique centrale" pour bien des raisons. Il suffit d'une frontiere pour se retrouver dans un pays propre et bien entretenu dont la population s'habille a l'occidentale. Ce pays recele une des biodiversités les plus riches au monde, il regorge littéralement de parques nationaux dans lesquels les especes animales sont protégées comme il se doit. Le seul ennui - de taille! - est que ce pays semble avoir été acheté par les nord-américains. Par conséquent, les prix sont exorbitants et peu adaptés a notre portefeuille de backpackers a long terme.
Voila donc ou nous en sommes. Six mois de voyage aujourd'hui meme. Six pays visités. Dans quelques jours nous serons au Panama et prendrons alors la direction de la Colombie. Bien le bonjour dans vos chaumieres respectives!!
Le premier endroit qui me saute a l'esprit est l'impressionante plage de Maruata au Mexique ou nous avons passé trois soirées de file a observer d'énormes tortues marines sortir de l'océan pacifique afin de déposer leurs oeufs dans le sable. Peu apres, nous sommes arrivés au DF, alias Distrito Federal, Ciudad de Mexico, ou tout simplement Mexico comme disent les mexicains. Bref, l'endroit que nous nommons Mexico City. Une révélation d'un autre genre nous y attendait. L'idée préconcue: sale, dangereuse, polluée, chaotique, sous-développée. La réalité: une métropole d'environs 17 millions d'habitants (certaines estimations parlent de 20 millions) étonnament moderne, plus de dix lignes de métros dignes de Paris, Londres ou Madrid, une couche de pollution en effet effarante (qui s'observe bien depuis les ruines pré-azteques de Teotihuacan). Nous avons visité la ville pendant neuf jours et je me dois de reconnaitre que la plupart des préjugés étaient sans fondements. La ville regorge d'art en tous genres, de musées, de quartiers élégants a l'européenne. Sa jungle urbaine se compose d'hommes d'affaires cotoyés par des punks, une grande comunauté homosexuelle tres bien acceptée, ou encore des jeunes plus a la mode que la plupart des occidentaux. Bien sur, sa banlieue est sans fin et donne lieu a toutes sortes de pauvretés et violences mais pas un instant n'avons-nous ressenti peur ou insécurité. Encore une fois, la réalité a été plus que surprenante! Nous sommes ensuite passés par l'état de Veracruz, dont la capitale rappelle Cuba et son ambience caribéenne. Ensuite, nous avons repris pied dans notre appartement de San Cristobal de las Casas et dit au-revoir au Mexique.
La majeure partie des pays d'Amérique centrale font malheureusement passer leur grand voisin du nord pour un pays a l'avant-garde dans beaucoup de domaines. La pauvreté prend au Guatemala une place beaucoup plus importante qu'au Mexique. Il s'agit d'un petit pays doté d'une nature époustoufflante. Nous avons vogué entre ses volcans, ses cascades, ses vieilles villes coloniales, ses colonies afro peuplées de descendants des esclaves et son intriguant monde indigene. La tres developpée industrie touristique contraste en effet fortement - honteusement - avec l'état d'abandon dont souffrent les comunautés indigenes. Déja au Mexique il nous paraissait évident que l'écologie était un probleme social majeur mais, a partir du Guatemala, la problématique ne fait que s'empirer. On mesure rapidement les disparités qui existent entre des pays pollueurs industrialisés qui trient tous leurs déchets et les autres qui ne possedent pas, ou presque, d'industries mais qui jettent tout par les fenetres des autobus (soupir!). C'est l'éducation civique de base qui manque en Amérique centrale. Au Guatemala résonnent encore tristement les cris de la guerre civile qui le déchirait il y a encore a peine dix ans. Comme en ce qui concerne ses confreres situés plus au sud, les dégats provoqués par les différentes politiques des Etats-Unis au cours des dernieres décennies apparaissent en filigrane au vu de l'économie désastreuse qui y regne.
Le Honduras se trouve encore un pas supplémentaire en direction du chaos. Disons franchement qu'il s'agit d'un endroit dangereux et peu intéressant. Les citoyens se baladent armés et les "sales gueules" ne manquent pas dans les rues. La vérité est que les honduriens avec qui nous sommes entrés en contact étaient plutot gentils et courtois mais l'ambiance laisse fortement a désirer; trop de mésaventures vues et entendues. Toujours est-il que que rien de facheux ne nous est arrivé. Nous nous sommes rendus dans les Bay Islands (nom anglais car peuplées par une population dont la premiere langue est restée celle des colons anglais) pour faire de la plongée mais avons été contraints de nous échapper de cette gringolandia chere a mourir. Les ruines de Copan nous ont laissé une impression mitigée apres les majestueuses ruines mayas mexicaines. Bien sur, les références au récent coup d'état embellissent tous les murs citadins et occupent une place de taille dans les discussions populaires; la situation politique y reste relativement instable.
Le Nicaragua est plus ordonné, tout aussi pollué et moins dangereux bien que officielement le plus pauvre. L'esprit de la révolution sandiniste flotte encore dans l'air, ce qui rappelle Cuba. Ses héros apparaissent a chaque coin de rue dans un effort pour oublier la décadence des politiciens actuels. Daniel Ortega, le gauchiste de l'Amérique centrale, semble peut apprécié dans son pays. Les villes coloniales sont tres bien conservées grace au tourisme et le paysage surréel de l'ile Ometepe une merveille. Cette ile, formée de deux volcans, se trouve au centre du lac Nicaragua qui se distingue sur toutes les cartes.
Le Costa Rica alias "la Suisse d'Amérique centrale" que je rebaptiserais "le miracle d'Amérique centrale" pour bien des raisons. Il suffit d'une frontiere pour se retrouver dans un pays propre et bien entretenu dont la population s'habille a l'occidentale. Ce pays recele une des biodiversités les plus riches au monde, il regorge littéralement de parques nationaux dans lesquels les especes animales sont protégées comme il se doit. Le seul ennui - de taille! - est que ce pays semble avoir été acheté par les nord-américains. Par conséquent, les prix sont exorbitants et peu adaptés a notre portefeuille de backpackers a long terme.
Voila donc ou nous en sommes. Six mois de voyage aujourd'hui meme. Six pays visités. Dans quelques jours nous serons au Panama et prendrons alors la direction de la Colombie. Bien le bonjour dans vos chaumieres respectives!!
01/01/2010
Chiapas - Oaxaca - Guerrero - Michoacán
Beaucoup de kilomètres ont défilés sous les pneus des autobus mexicains depuis San Cristóbal d'où j'ai écrit mon dernier message. Je dois reconnaitre que décrire nos expériences est une tache ardue, car que chaque jour apporte son lot de découvertes et agrandit au passage le labyrinthe de souvenir qui se crée pas à pas dans nos tetes ébouriffées par les nouveautés. Je me repose donc en ajoutant aussi régulièrement que possible des photos et en mettant la carte à jour afin que vous puissiez suivre le mouvement nos gambettes...
Depuis le territoire du Chiapas, nous avons plongé dans les paysages infinis de l'Oaxaca (je sais tous ces noms sont sans doutes sans intéret mais ils rappellent peut-etre des souvenirs à certains d'entre vous et éveillent la curiosité des autres): la charmante ville coloniale de Oaxaca, la solitude nocturne et montagneuse de Hierve el Agua, le paradis océanique de Zipolite (Prudence si vous deviez aller faire un tour à Zipolite, il faut une force inhumaine pour en repartir, aviez-vous déjà imaginé que la tranquilité absolue se trouvait sur terre?), l'accueil chaleureux dans une famille mexicaine à La Crucecita, la haute saison mexicaine à Puerto Escondido (pas si "escondido" que ca)...
Ensuite direction l´état de Guerrero: la renommée internationale de Acapulco (une luxueuse zone hotelière à l'américaine flanquée d'un centre moche, pauvre et relativement insécurisé) et le superbe petit village blanc de Taxco perché dans les montagnes.
Nous sommes entrés il y a environ une semaine dans l'état de Michoacán: une visite surprise dans l'antre hivernale des papillons monarques qui parcourent plus de 4500 kms chaque année depuis la région des grands lacs de l'Amérique du Nord pour se réfugier dans les hauteurs (altitude 3500mts) mexicaines, la superbe ville coloniale de Morelia admirablement conservée...
Trois mois se sont écoulés depuis que nous avons mis pied sur le territoire de Miguel Hidalgo et Emiliano Zapata, quatre depuis que nous avons quitté notre vieux continent. Nous commencons à réaliser l'ampleur kilométrique des distances qui nous restent à parcourir. Le Mexique est un pays splendide qui mériterait à lui seul six mois de voyage mais il nous faut accélerer le rythme et entamer notre plongeon vers le sud. Dans peu de temps nous atteindrons la Ciudad de México, après quoi nous commencerons à redescendre en direction du Guatemala!
A propos du Mexique, nous nous souvenons des échos qui nous parvenaient depuis ce grand pays lorsque nous nous trouvions encore en Europe: grippe H1N1, délinquence, et toutes sortes de problèmes. Un conseil: ne croyez pas aveuglement ce que disent les gens ou les médias, allez vérifier par vous meme, la réalité peut etre surprenante. Les mensonges organisés endorment nos esprits et créént des paranoias injustifiées. La grippe? une farce, les gens d'ici disent qu'il ne s'agit que d'une grande manigance internationale sans fondements... A bon entendeur, salut!
Depuis le territoire du Chiapas, nous avons plongé dans les paysages infinis de l'Oaxaca (je sais tous ces noms sont sans doutes sans intéret mais ils rappellent peut-etre des souvenirs à certains d'entre vous et éveillent la curiosité des autres): la charmante ville coloniale de Oaxaca, la solitude nocturne et montagneuse de Hierve el Agua, le paradis océanique de Zipolite (Prudence si vous deviez aller faire un tour à Zipolite, il faut une force inhumaine pour en repartir, aviez-vous déjà imaginé que la tranquilité absolue se trouvait sur terre?), l'accueil chaleureux dans une famille mexicaine à La Crucecita, la haute saison mexicaine à Puerto Escondido (pas si "escondido" que ca)...
Ensuite direction l´état de Guerrero: la renommée internationale de Acapulco (une luxueuse zone hotelière à l'américaine flanquée d'un centre moche, pauvre et relativement insécurisé) et le superbe petit village blanc de Taxco perché dans les montagnes.
Nous sommes entrés il y a environ une semaine dans l'état de Michoacán: une visite surprise dans l'antre hivernale des papillons monarques qui parcourent plus de 4500 kms chaque année depuis la région des grands lacs de l'Amérique du Nord pour se réfugier dans les hauteurs (altitude 3500mts) mexicaines, la superbe ville coloniale de Morelia admirablement conservée...
Trois mois se sont écoulés depuis que nous avons mis pied sur le territoire de Miguel Hidalgo et Emiliano Zapata, quatre depuis que nous avons quitté notre vieux continent. Nous commencons à réaliser l'ampleur kilométrique des distances qui nous restent à parcourir. Le Mexique est un pays splendide qui mériterait à lui seul six mois de voyage mais il nous faut accélerer le rythme et entamer notre plongeon vers le sud. Dans peu de temps nous atteindrons la Ciudad de México, après quoi nous commencerons à redescendre en direction du Guatemala!
A propos du Mexique, nous nous souvenons des échos qui nous parvenaient depuis ce grand pays lorsque nous nous trouvions encore en Europe: grippe H1N1, délinquence, et toutes sortes de problèmes. Un conseil: ne croyez pas aveuglement ce que disent les gens ou les médias, allez vérifier par vous meme, la réalité peut etre surprenante. Les mensonges organisés endorment nos esprits et créént des paranoias injustifiées. La grippe? une farce, les gens d'ici disent qu'il ne s'agit que d'une grande manigance internationale sans fondements... A bon entendeur, salut!
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