26/08/2010


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02/05/2010

Costa Rica - Panamá - Colombia - Ecuador - Perú

Je me suis donc arrêté au Costa Rica. Remontons le fil du temps...
Je ne vais pas m'attarder sur ce dernier, ma première esquisse reste d'actualité. Les seules nuances que j'y ajouterais sont les suivantes: le sud du pays n'est pas aussi développé que le nord, raison pour laquelle je redimensionnerais la notion de "miracle"; parlons plutôt de bel effort par rapport à ses voisins. Quoiqu'il en soit, je pense que le Costa Rica doit être l'objet d'un voyage à part entière avec un budget à la hauteur et ce afin de pouvoir profiter de ses ressources naturelles époustoufflantes.

Notre exploration du Panamá fut plus maritime que terrestre. Nous avons commencé par des îles afros qui se trouvent au nord du pays. La mer y est turquoise et ses eaux propices à l'observation des fonds marins. Nous sommes ensuite descendus à Panamá City. Les attentifs auront remarqué que nous avons généralement évité les capitales centre-américaines (si ce n'est pour des changements de bus), elles nous avaient été signalées comme dangereuses et peu intéressantes. Panamá devait être la seule digne d'intérêt. Résultat des courses: une ville truffée de gratte-ciels en construction, un centre colonial en piètre état, une ambiance peu rassurante le soir. Rien de particulièremnt passionant donc, si ce n'est un petit saut indispensable jusqu'au fameux canal du même nom. Petit détail de taille pour justifier la suite: le sud du Panama est occupé par la région du Daríen, frontière naturelle avec la Colombie. Il s'agit d'une région inaccessible à cause du manque de routes, des activités de contre-bande et de guérillas et surtout pour cause d'une nature très inhospitalière. Pour atteindre la Colombie, il ne reste donc que deux possibilités: par voie maritime ou aérienne. Vu que nous n'avions aucune envie de provoquer une rupture dans notre voyage en prenant un avion, nous avons décidé de tenter notre chance via l'archipel de San Blas situé le long de la côte atlantique du pays. Tout le monde a en tête l'image de la typique île de sable fin fichue d'un seul et unique palmier, n'est-ce pas? Voilà un paysage peu inhabituel à San Blas. Un ensemble de plus 400 îles à-la-Robinson de toutes les dimensions habitées par les indigènes Kuna. Voyez les photos, elles parlent d'elles-mêmes. Nous avons ensuite entamé la folle descente vers la frontière colombienne accompagnés par un couple d'amis mochileros - une aventure, une vraie! De villages en villages, de barques locales en barques locales nous avons fini par atteindre la frontière colombienne. La nature est paradisiaque au Panama, le seul bémol est le fait que sa monnaie soit un dollar relativement cher.

La Colombie. Ah la Colombie! Recommencons le procédé habituel: quels sont les préjugés? Drogue, violence, insécurité extême, police corrompue, enlèvements. "Vous allez en Colombie?? Mais vous êtes fous..." Décousons tout ca et permettez-moi d'essayer de remodeler brièvement l'image de ce pays tellement maltraité. Disons pour commencer que la plupart des idées que nous avons de ce pays sont restées bloquées quinze ans en arrière. Pablo Escobar est mort depuis 1993, je vous le confirme. Et le pays a bien changé depuis (au dire de ses habitants). Les Colombiens, avec une petite exception dans la partie carabéenne du nord, sont les personnes les plus gentilles et attentionnés que nous aillons trouvé sur notre chemin. Le Colombien sait de quelle image affreuse souffre son pays à l'étranger et fait tout pour changer l'opinion de ses visiteurs. Avec succès. La nature est absolument magnifique et extrêment diversifiée (ce qui semble d'ailleurs être le cas de tous les pays andins divisés entre la côte, les Andes et la forêt amazonienne). Cartagena est coloniale, Medellín est moderne, Bogotá cultivée (nous nous y sommes gavés de théâtre, de cinéma et de librairies après une Amérique centrale très -trop- précaire de ce point de vue), Calí développée. Le tourisme est en plein essor, je vous conseille vivement de visiter ce pays. Mais une ville comme Medellín est trop calme. La quantité de clochard dans le centre de Bogotá impressionante. D'énormes disparités sociales donc. Et voilà que nous nous retrouvons à nouveau face aux tristes thèmes mexicains de paramilitarisme, de déplacés et de disparitions mystérieuses (non, je ne parle pas des FARCS mais bien par exemple de paysans qui ont la malchance de vivre sur des terres riches en pétrole). Je ne désire pas m'étendre sur le sujet ici mais bien souligner ceci: la Colombie est un pays qui mérite que l'on se batte contre ses injustices sociales. Tout comme au Mexique, nous avons eu l'occasion de rencontrer des acteurs de terrain afin de nous rendre compte de ce que je vous raconte. Sujet à creuser... Au rythme de nos découvertes et de balades montagneuses, nous avons tout doucement atteint la frontière sud du pays.

Nous avons traversé l'Equateur en une semaine. Il nous faut faire des choix, celui-ci en était un. Et pourtant voilà un autre pays digne d'attention. Habritant le palais de Rafael Correa, membre de l'élite présidentielle anti néo-libérale de l'Amérique Latine, le centre de Quito est une splendeur coloniale. Nous avions été mis en garde contre sa soi-disante insécurité; précaution injustifiée. Deuxième étape: Baños, petite ville touristique logée au sein des montagnes. Balades encore et toujours! Et enfin, Cuenca la belle.

Nous sommes actuellement au Pérou, notre neuvième pays latino-américain, à Lima plus précisément. La côte du nord est désertique, nous avons fait étape dans une petite station balnéaire surfiste qui ne payait pas de mine et à Trujillo (parsemée de balcons coloniaux style morisco). Lima est une mégapole qui vante son passé de capitale coloniale mais a du mal à cacher sa pauvreté. Quoiqu'il en soit je crois que je réserverai mes commentaires péruviens pour le prochain chapitre, je pourrai alors parler plus en connaissance de cause. Notre programme: explorer le sud du Pérou, la Bolivie et atteindre les grandes villes brésiliennes. Hasta pronto à tous.

10/03/2010

Mexico - Guatemala - Honduras - Nicaragua - Costa Rica

Les points forts de ces deux derniers mois? Voyons voir...
Le premier endroit qui me saute a l'esprit est l'impressionante plage de Maruata au Mexique ou nous avons passé trois soirées de file a observer d'énormes tortues marines sortir de l'océan pacifique afin de déposer leurs oeufs dans le sable. Peu apres, nous sommes arrivés au DF, alias Distrito Federal, Ciudad de Mexico, ou tout simplement Mexico comme disent les mexicains. Bref, l'endroit que nous nommons Mexico City. Une révélation d'un autre genre nous y attendait. L'idée préconcue: sale, dangereuse, polluée, chaotique, sous-développée. La réalité: une métropole d'environs 17 millions d'habitants (certaines estimations parlent de 20 millions) étonnament moderne, plus de dix lignes de métros dignes de Paris, Londres ou Madrid, une couche de pollution en effet effarante (qui s'observe bien depuis les ruines pré-azteques de Teotihuacan). Nous avons visité la ville pendant neuf jours et je me dois de reconnaitre que la plupart des préjugés étaient sans fondements. La ville regorge d'art en tous genres, de musées, de quartiers élégants a l'européenne. Sa jungle urbaine se compose d'hommes d'affaires cotoyés par des punks, une grande comunauté homosexuelle tres bien acceptée, ou encore des jeunes plus a la mode que la plupart des occidentaux. Bien sur, sa banlieue est sans fin et donne lieu a toutes sortes de pauvretés et violences mais pas un instant n'avons-nous ressenti peur ou insécurité. Encore une fois, la réalité a été plus que surprenante! Nous sommes ensuite passés par l'état de Veracruz, dont la capitale rappelle Cuba et son ambience caribéenne. Ensuite, nous avons repris pied dans notre appartement de San Cristobal de las Casas et dit au-revoir au Mexique.

La majeure partie des pays d'Amérique centrale font malheureusement passer leur grand voisin du nord pour un pays a l'avant-garde dans beaucoup de domaines. La pauvreté prend au Guatemala une place beaucoup plus importante qu'au Mexique. Il s'agit d'un petit pays doté d'une nature époustoufflante. Nous avons vogué entre ses volcans, ses cascades, ses vieilles villes coloniales, ses colonies afro peuplées de descendants des esclaves et son intriguant monde indigene. La tres developpée industrie touristique contraste en effet fortement - honteusement - avec l'état d'abandon dont souffrent les comunautés indigenes. Déja au Mexique il nous paraissait évident que l'écologie était un probleme social majeur mais, a partir du Guatemala, la problématique ne fait que s'empirer. On mesure rapidement les disparités qui existent entre des pays pollueurs industrialisés qui trient tous leurs déchets et les autres qui ne possedent pas, ou presque, d'industries mais qui jettent tout par les fenetres des autobus (soupir!). C'est l'éducation civique de base qui manque en Amérique centrale. Au Guatemala résonnent encore tristement les cris de la guerre civile qui le déchirait il y a encore a peine dix ans. Comme en ce qui concerne ses confreres situés plus au sud, les dégats provoqués par les différentes politiques des Etats-Unis au cours des dernieres décennies apparaissent en filigrane au vu de l'économie désastreuse qui y regne.

Le Honduras se trouve encore un pas supplémentaire en direction du chaos. Disons franchement qu'il s'agit d'un endroit dangereux et peu intéressant. Les citoyens se baladent armés et les "sales gueules" ne manquent pas dans les rues. La vérité est que les honduriens avec qui nous sommes entrés en contact étaient plutot gentils et courtois mais l'ambiance laisse fortement a désirer; trop de mésaventures vues et entendues. Toujours est-il que que rien de facheux ne nous est arrivé. Nous nous sommes rendus dans les Bay Islands (nom anglais car peuplées par une population dont la premiere langue est restée celle des colons anglais) pour faire de la plongée mais avons été contraints de nous échapper de cette gringolandia chere a mourir. Les ruines de Copan nous ont laissé une impression mitigée apres les majestueuses ruines mayas mexicaines. Bien sur, les références au récent coup d'état embellissent tous les murs citadins et occupent une place de taille dans les discussions populaires; la situation politique y reste relativement instable.

Le Nicaragua est plus ordonné, tout aussi pollué et moins dangereux bien que officielement le plus pauvre. L'esprit de la révolution sandiniste flotte encore dans l'air, ce qui rappelle Cuba. Ses héros apparaissent a chaque coin de rue dans un effort pour oublier la décadence des politiciens actuels. Daniel Ortega, le gauchiste de l'Amérique centrale, semble peut apprécié dans son pays. Les villes coloniales sont tres bien conservées grace au tourisme et le paysage surréel de l'ile Ometepe une merveille. Cette ile, formée de deux volcans, se trouve au centre du lac Nicaragua qui se distingue sur toutes les cartes.

Le Costa Rica alias "la Suisse d'Amérique centrale" que je rebaptiserais "le miracle d'Amérique centrale" pour bien des raisons. Il suffit d'une frontiere pour se retrouver dans un pays propre et bien entretenu dont la population s'habille a l'occidentale. Ce pays recele une des biodiversités les plus riches au monde, il regorge littéralement de parques nationaux dans lesquels les especes animales sont protégées comme il se doit. Le seul ennui - de taille! - est que ce pays semble avoir été acheté par les nord-américains. Par conséquent, les prix sont exorbitants et peu adaptés a notre portefeuille de backpackers a long terme.

Voila donc ou nous en sommes. Six mois de voyage aujourd'hui meme. Six pays visités. Dans quelques jours nous serons au Panama et prendrons alors la direction de la Colombie. Bien le bonjour dans vos chaumieres respectives!!

01/01/2010

Chiapas - Oaxaca - Guerrero - Michoacán

Beaucoup de kilomètres ont défilés sous les pneus des autobus mexicains depuis San Cristóbal d'où j'ai écrit mon dernier message. Je dois reconnaitre que décrire nos expériences est une tache ardue, car que chaque jour apporte son lot de découvertes et agrandit au passage le labyrinthe de souvenir qui se crée pas à pas dans nos tetes ébouriffées par les nouveautés. Je me repose donc en ajoutant aussi régulièrement que possible des photos et en mettant la carte à jour afin que vous puissiez suivre le mouvement nos gambettes...
Depuis le territoire du Chiapas, nous avons plongé dans les paysages infinis de l'Oaxaca (je sais tous ces noms sont sans doutes sans intéret mais ils rappellent peut-etre des souvenirs à certains d'entre vous et éveillent la curiosité des autres): la charmante ville coloniale de Oaxaca, la solitude nocturne et montagneuse de Hierve el Agua, le paradis océanique de Zipolite (Prudence si vous deviez aller faire un tour à Zipolite, il faut une force inhumaine pour en repartir, aviez-vous déjà imaginé que la tranquilité absolue se trouvait sur terre?), l'accueil chaleureux dans une famille mexicaine à La Crucecita, la haute saison mexicaine à Puerto Escondido (pas si "escondido" que ca)...
Ensuite direction l´état de Guerrero: la renommée internationale de Acapulco (une luxueuse zone hotelière à l'américaine flanquée d'un centre moche, pauvre et relativement insécurisé) et le superbe petit village blanc de Taxco perché dans les montagnes.
Nous sommes entrés il y a environ une semaine dans l'état de Michoacán: une visite surprise dans l'antre hivernale des papillons monarques qui parcourent plus de 4500 kms chaque année depuis la région des grands lacs de l'Amérique du Nord pour se réfugier dans les hauteurs (altitude 3500mts) mexicaines, la superbe ville coloniale de Morelia admirablement conservée...
Trois mois se sont écoulés depuis que nous avons mis pied sur le territoire de Miguel Hidalgo et Emiliano Zapata, quatre depuis que nous avons quitté notre vieux continent. Nous commencons à réaliser l'ampleur kilométrique des distances qui nous restent à parcourir. Le Mexique est un pays splendide qui mériterait à lui seul six mois de voyage mais il nous faut accélerer le rythme et entamer notre plongeon vers le sud. Dans peu de temps nous atteindrons la Ciudad de México, après quoi nous commencerons à redescendre en direction du Guatemala!
A propos du Mexique, nous nous souvenons des échos qui nous parvenaient depuis ce grand pays lorsque nous nous trouvions encore en Europe: grippe H1N1, délinquence, et toutes sortes de problèmes. Un conseil: ne croyez pas aveuglement ce que disent les gens ou les médias, allez vérifier par vous meme, la réalité peut etre surprenante. Les mensonges organisés endorment nos esprits et créént des paranoias injustifiées. La grippe? une farce, les gens d'ici disent qu'il ne s'agit que d'une grande manigance internationale sans fondements... A bon entendeur, salut!

18/12/2009

dalla magica spiaggia di Zipolite...

Mentre scrivo ci troviamo a Zipolite, località di mare sulla costa del pacifico nello stato di Oaxaca e da domani raggiungeremo la Bahia de Huatulco, sempre sulla stessa costa!
Sará ora di dare qualche notizia?!? :-P scusate per la lunga pausa, ma la graziosa cittadina di San Cristobal de las Casas (nello stato del Chiapas) ci ha trattenuti piú del previsto... e dopo una ricerca di "departamento" durata 7 giorni circa, abbiamo trovato una sistemazione anche noi a 10 min a piedi dal centro, per soli 2000pesos al mese spese incluse(circa 100 euro!).
Siamo rimasti fermi dal 20/10 fino al 01/12 e anche se avremmo voluto rimetterci in moto giá da prima, sono insorte delle "lievi complicazioni" (oramai del tutto risolte:-)che ci hanno trattenuti; ma questa scelta non ci è pesata più di tanto, grazie anche al contesto favorevole in cui ci siamo ritrovati!
La coloniale cittadina di San Cristobal a livello di paesaggi è circondata dalla vista delle montagne che sovrasta tutta la cittá; ci ha avvolti nella vallata in cui sorge e anche se ci siamo trovati a 2130 m di altezza, abbiamo comunque beneficiato del suo clima ideale, cado di giorno e freddino dopo il tramonto.
Per i primi 20 giorni di permanenza non siamo stati molto fortunati, perchè quotidianamente é piovuto senza tregua per almeno 4/5 ore consecutive :-(, così anche le allegre giornate di feste del 1-2/11 sono trascorse riparati dai nostri indispensabili k-ways! In modo del tutto unico abbiamo scoperto una tradizione religiosa che non conoscevamo affatto e ci siamo uniti alla folla di messicani che per il giorno "dei morti", ha popolato il "Pantheon"(cimitero)per salutare i propri defunti in modo "speciale"....per loro è una vera e propria festa commemorativa in cui portano da bere e da mangiare e festeggiano intorno alle tombe.
Abbiamo avuto la "suerte"(fortuna) di conoscere da vicino il movimento zapatista, ed entrare nella "comunidad autonoma rebelde" di Oventik grazie all'amico e compagno Manuel, che ci ha fatto scoprire realtà estremamente interessanti come l'università della tierra e vari paesi in resistenza, tra cui San Andres del los pobres!
Così un pò a malincuore abbiamo salutato i nostri cari vicini di casa, Maurizio e Massimo, con cui abbiamo condiviso innumerevoli cenette a base di pasta e nn solo, per dirigerci verso la città di Oaxaca!
Cambiando stato, abbiamo apprezzato da subito i cambiamenti del clima e del paesaggio, distinti da quelli del Chiapas e altrettanto belli in modo diverso; la gente del posto ci ha particolarmente rincuorati perchè ci ha accolti in modo più caloroso rispetto ai primi e il contatto con i locali è stato più facile e cordiale....tutti i giorni abbiamo mangiato nel fantastico mercato di calle 20 de noviembre e abbiamo assaporato i piatti più variati della ricca cucina oaxacaquena....qualche kg infatti lo abbiamo preso di sicuro ma, PECCATOOOOO che la cosa non ci ha toccato proprio, anzi.....perseveriamo senza tregua:-)! Così anche sulla fantastica spiaggia di Zipolite, dove ci siamo fermati per 9 giorni(inizialmente dovevano essere 2 o 3)abbiamo continuato a viziarci di "buena comida" e ci siamo lasciati avvolgere dalla magia del luogo, restando incantati dai tramonti mozzafiato e dalla forza impetuosa dell'oceano!Da domani torneremo alla vita meno selvaggia ma senza abbandonare costume e infradito!

28/10/2009

Cuba-Quintanaa Roo-Yucatan-Campeche-Chiapas

Nous avons abandonné une Cuba schizophrène (mais son ennemi le capitalisme ne l'est-il pas lui aussi?), impatiente de voir l'histoire de son peuple connaitre de nouveaux rebondissements. Les questions qui ont accompagné notre tour de l'ile sont restées d'actualité jusqu'à la fin, et leurs réponses étaient encore incomplètes lorsque notre avion s'est envolé en direction du grand voisin mexicain. La schizophrénie cubaine est présente dans sa double économie (les maigres salaires en pesos nacionales et les produits considérés de luxe - tourisme, alcool, restaurants, papier toilette - en CUC), sur ses murs couverts de slogans vantant les mérites du Che, Cienfuegos, et autres Franc Pais ainsi que de leur révolution vielle de plus de 50 ans, dans sa pauvreté latente accompagnée de logements en piètre état, dans la gratuité de l'éducation et du système sanitaire, dans la guarantie d'une alimentation minimale grace à la libreta (carnet de rationnement: état de guerre permanent?), dans l'incroyable incompatibilité entre la pauvreté et des habitants particulièrement cultivés, dans l'ouverture théorique de sa mentalité d'égalité et ses frontières fermées pour les résidents, dans le gouffre qui sépare des plages paradisiaques et une capitale qui semble sur le point de s'écrouler...

Mais Cuba nous parait déjà loin. Voilà presque un mois que nous parcourons le territoire mexicain (voir la carte). Au risque de déplaire à ceux d'entre vous qui aiment ce genre d'endroits (et des vacances all-inclusive qui vont avec), Cancún et l'Isla Mujeres nous ont semblés n'etre rien d'autre que des endroits en carton d'une fausseté exagérée, montés de toutes pièces pour un tourisme de luxe. Bien sur il faut reconnaitre que nous débarquions d'une Cuba en ruine et pour autant la "perfection" qui se présentait à nos yeux sans crier gare nous a paru pratiquement irréelle. Meme impresion lorsque nous sommes entrés dans un super marché: la diversité des produits disponibles nous a paru effarente par rapport au vide honteux qui hante les magasins cubains (un sac plastique? Pas vu depuis des années). Un peu étourdis par cette nouvelle réalité, nous nous sommes donc enfuis à Tulum, autre endroit touristique mais beaucoup plus ouvert et doté d'une plage fantastique.

Nous sommes ensuite entrés dans les terres mayas et a commencé la course folle pour découvrir l'immensité d'une (de) tradition(s) enfouie(s). Tulum, Cobà, Chichen Itzà, Uxmal, Palenque et Toninà sont autant de ruines qui nous ont plongés dans une culture aux splendeurs éteintes mais dont la grandeur réveille nos mentalités et notre manière de concevoir le monde. Fascination assurée! Entre ces villes perdues, dont certaines se trouvent enfouies au plus profond de la jungle, nous avons fait étape dans quelques villes bien réelles et pour la plupart d'époque coloniale: Valladolid, Mérida et Campeche. A Palenque nous avons logé au Panchan, un espace aménagé au beau milieu de la foret tropicale (acompagnée de tous ses animaux favoris...) et envahi de touristes/babacools de tous les horizons. Ces états du Quintanaa Roo, du Yucatan et de Campeche (qui constituent la péninsule du Yucatan) restent tous les trois malgré tout très touristiques, ce qui fait que nous nous y sommes parfois sentis considérés comme des euros sur pattes et non comme des etres humains. Il faut pourtant reconnaitre le fait que ce désagrément paraissait bien ridicule face au comportement des cubains qui sont beaucoup plus durs envers les touristes.

Le paysage linguistique a également changé au cours des kilomètres. Mise à part la diversité de l'espagnol par rapport à celui de Cuba, nous sommes entrés en contact avec la langue maya et tous ses dérivés (Chol, Tsotsil, Tzeltal pour n'en citer que quelques-unes) parlés par les indigènes.

Voilà (en RÉSUMÉ) comment nous avons débarqué au Chiapas il y a une dizaine de jours. Première étape: Palenque et son Panchan déjà mentionnés. La deuxième: Ocosingo; chute du vingt-deuxième étage dans la réalité de la pauvreté mexicaine (indigène pour etre précis). Le tourisme s'est littéralement volatilisé, les locaux nous regardent comme si nous étions des betes curieuses (à Cuba les gens nous regardaient non stop comme si nous débarquions de Mars). Mais ici il s'agit d'un regard différent, on y lit la mélancolie, la fatigue et la misère. Au mieux les gens pensent que nous sommes des gringos (Américains), preuve qu'ils ont peu à faire avec le tourisme, mais tous nous traitent avec méfiance. Nous repartons. Sur la route, des pancartes proclamant l'autonomie zapatiste du lieu font leur apparition à l'entrée des villages. Troisième étape: San Cristóbal de las Casas.

L'envie de nous arreter un peu nous taraudait déjà depuis quelques jours, il nous a fallu peu d'heures pour décider que San Cristóbal était l'endroit idéal pour nous installer provisoirement. Voilà donc que nous avons loué un petit studio meublé pour un mois afin de profiter de la ville et de toutes les activités culturelles, idéologiques et académiques qu'elle offre. San Cristóbal de las Casas est une petite ville cachée dans une vallée à plus de 2100 mètres d'altitude (autant dire que la chaleur moite et étouffante dans laquelle nous nagions litéralement depuis Cuba a disparu, place au températures douces et aux pluies). Y vit une population particulièrement variée: Mexicains criollos, indigènes, vagabonds et alernatifs de tous les coins du monde. Sans oublier l'omniprésence de l'esprit de lucha (lutte) contre l'opression gouvernementale. Ainsi, les montagnes environnantes - et dans une moindre mesure la ville elle-meme - sont truffées de camps militaires de l'armée officielle ainsi que de villages autonomes zapatistes (Está Usted en territorio ZAPATISTA. Aquí manda el Pueblo y el Gobierno Obedece - Vous etes en territoire zapatiste. Ici le peuple commande et le gouvernement obéit). Je ne m'étendrai pas ici sur l'idéologie zapatiste mais nous avons déjà eu l'occasion de l'approcher de près à plusieurs reprise. Nous avons rencontré un anthropologue que nous aidons à monter une expo sur le mouvement au niveau logistique et surtout par rapport aux traductions; il nous a fait visiter un caracol (centre de commande du mouvement) où nous avons eu l'occasion de nous plonger dans l'ambiance et de parler avec des gens. Hier soir, nous nous sommes rendus à l'Unitierra pour y suivre une conférence. Il s'agit d'une université alternative créée au coeur des montagnes (le paysage est à couper le souffle). Cette unif va à l'encontre de nos unifs occidentales en poposant une mentalité tout à fait alternative; une mentalité non pas basée sur la connaissance compétitive dans un monde de compétitions mais bien sur la connaissance critique dans un monde fait de nature et d'injustices.
Sur ce je vous laisse, excusez la frénésie de mes pensées; j'essaie de vous transmettre quelques-unes de nos innombrables expériences...
Les photos de San Cristóbal suivront d'ici peu.
ps: n'hésitez pas à nous donner de vos nouvelles :-)

04/10/2009

Siamo appena sbarcati a Cancun...MEXICO, ma ancora ci risulta difficile renderci conto del passaggio, sia per lo stordimento del viaggio che per la stanchezza accumulata; da subito pero notiamo i cambiamenti, anche perche le differenze fra le due realta sono piu che lampanti dal primo sguardo!
Questa mattina abbiamo salutato Cuba a malincuore perche nonostante tutti gli ostacoli nel comprendere la sua complessa societa, ci eravamo abituati ai "tranquilli" ritmi caraibici e al suo gioiso popolo! Tanti aspetti della societa sono stati complessi da capire e con difficolta siamo riusciti ad entrare in contatto con la gente.....spesso siamo stati visti solo come "polli da spennare" e per conoscere i cubani veri: quelli con un cuore grande come una casa, che sorridono sempre e con gentilezza sono ben disposti ad aiutarti...non e stato sempre facile! Anche perche resto dell'idea che tutti quegli approcci "pesanti" di chi ha cercato di ingannarci o ha approfittato di spillarci qualche soldo e dettato da uno stato di poverta che non sempre si ha la possibilita di cambiare, viste le opportunita che la realta presente offre e allo stesso tempo nega!
Ora dovremmo disabituarci alle buone colazioni a base di frutta tropicale: banane, mango, guayaba, papaya mmmmmm e alle abbondanti cenette(quasi sempre a base di pesce) che c'hanno preparato le famiglie delle "casas particulares" dove siamo stati ospitati nei 26 giorni di permanenza sull'isola!
Siamo soddisfatti di aver visitato Cuba in lungo e largo e non ci siamo fatti mancare nulla: spiagge incantevoli(cayo jutia, playa ancon, playa maguana)escursioni tra le montagne(topes de collante, el yunque)visite culturali(la habana, santiago de cuba, santa clara)insomma un "buen conjunto" per scoprire l'isola sotto aspetti diversi!La societa cubana e davvero unica, perche la poverta ce quasi ovunque, ma nessuno si muore di fame perche lo stato provvede al sostentamento necessario per la sopravivvenza di tutta la popolazione: l'istruzione, la salute e l'abitazione (quest'ultima non sempre) sono gratuiti e i viveri di prima necessita come riso, fagioli, patate si possono acquistare nelle tiendas populares a prezzi simbolici, per cui tutti hanno una base per anadre avanti, ma questa base e davvero al limite, infatti tramite la rete del mercato nero ci si procura il resto!Il salario medio e davvero ridicolo e corrisponde a 15 euro mensili nostri, tanto per i medici che per gli ingenieri o le maestre, ma il costo della vita e alto, salvo per quei prodotti di base che lo stato permette di comprare con la moneta nazionale. Solo chi lavora nell'ambito del turismo riesce ad avere una vita piu dignitosa e a permettersi qualche lusso in piu, il resto della popolazione si spacca la schiena e prova ad arrivare alla fine del mese. In ogni caso la cosa piu difficile da comprendere appena si arriva a Cuba e la duplice moneta,pesos cubani (che nn valgono nulla 25 per 1 euro), e i cuc quasi equivalenti all'euro; mentre noi turisti paghiamo quasi tutto in cuc(per questo qui e tutto caro anche per noi)anche gli stessi cubani li maneggiano e possono trovare molte cose solo con questa moneta per la maggioranza(l'80% della popolazione) proibitiva.
In compenso siamo divenati esperti di tutta la storia della rivoluzione cubana e dei personaggi che l'hanno caratterizzata: Fidel e Raul in prima linea, seguiti dal Che, da Cienguegos e Pais....tutti eroi nazionali che vengono adorati e raffigurati in ogni piazza e muro di ogni villaggio e citta!
Sarebbero serviti ancora dei mesi per addentrarci nella vita cubana....e anche se la loro lentenzza e inefficienza spesso ci ha snervato, hanno prevalso altri sentimenti:-) e la voglia di gustare un buon mojito ai ritmi frizzanti delle scatenate salse e rumbe ci hanno catturati ed avvolti nelle festose serate trascorse!....que lastima! bueno pero seguimos viajando e aprendiendo! Seguiteci Companeros/as!
BESITOS A TODOS:-)

27/09/2009

Voici finalement quelques rapides nouvelles de notre sejour a cuba. Il n y aura malheureusement ni photos ni mise a jour de la carte, et ce a cause de la mediocrite des services de communication cubains. Il serait plus juste de dire qu il est pratiquement impossible de communiquer avec le monde exterieur a cause des prix exorbitants et de l absence de technologie digne de notre siecle.
Bref, nous avons deja parcouru pres de 1200 kms dans une chaleur humide et etouffante. Apres La Havana nous nous sommes diriges vers la cote ouest de l ile et sommes actuellement a l extreme est, a Baracoa. Dans deux jours nous devrions entreprendre la remontee vers la capitale.
Cuba est une terre dont les paysages sont regulierement a couper le souffle, sans parler de ses plages desertes style carte postale en provenance directe des caraibes.
Les cubains sont tres difficiles d approche. Nous devons souvent nous rendre a l evidence: nous ne sommes qu une source de revenus pour eux (ce qui quelque part est comprehensible etant donne que seul le tourisme semble permettre a certains d entre eux une vie "decente"). Cuba et sa revolution historique, Castro et sa soi-disante dictature, tant de questions que nous essayons de creuser au quotidien, mais tout autant de frustrations. Bien sur, nous avons commence a nous faire une idee un rien plus precise de l extreme paradoxe qui caracterise la societe cubaine mais il nous faudrait des mois pour comprendre leur culture, leur mode de vie ainsi que leur mentalite. Le pays est reste bloque dans les annees qui ont suivi la revolution aussi bien au niveau des infrastructures que au niveau de l ouverture politique. Une politique qui a ses cotes positifs bien sur (sante publique, education) tout comme ses aspects revoltants (economie en ruine, maisons dans le meme etat). Nous esperons donc que les jours a venir nous donneront d autres eclairages et de nouveaux sons de cloche quant a la situation cubana.
Pour les inquiets, sachez que tout se passe tres bien!! Nous esperons pouvoir mettre le site a jour des que nous aurons atteint le Mexique, il serait illusoire de vouloir le faire avant ;-)
A bientot...

08/09/2009

Les préparatifs / i preparativi

Nous sommes encore à Roma, nos sacs-à-dos vaguement bouclés, et pourtant nous ressentions déjà l'envie de vous dévoiler l'adresse internet sur laquelle vous pourrez suivre nos aventures.
En parlant d'aventure, elle a commencé lors de la composition de nos sacs ("...ils doivent etre le plus léger possible, 12 kg grand maximum..."). Premier essai, 17kg chez Rosy et 15 pour Djé, nous les regardons d'un air sceptique: au revoir le superflu! Deuxième essai, nous descendons à 14,5 chez Rò et 14 chez Djé: allez encore un petit effort, on défait, on enlève, on refait! Enfin le troisième essai nous apporte la version finale: Rosy a atteint les 12,5kg et Djé stagne à 14kg: nos maisons sont constituées!
Nous nous embarquons demain à 12h15 heure romaine pour la Havane, via Madrid. L'excitation (le stress?) monte, les au-revoirs se précipitent...

Qui potrete seguire i nostri passi....ma non servirà solo per farvi sapere come stiamo, ma anche per ricevere vostre notizie....quindi non esitate a commentare, saremo ben contenti di sapere come ve la state spassando :-P!
Le emozioni ora sono contrastanti, se da una parte il salto nel vuoto stimola l'ebbrezza dell'avventura, dall'altra il distacco inevitabilmente rattrista!
In ogni caso sarà fantastico quando riceveremo la prima notizia tipo: VI VENGO A TROVARE! E ci aspettiamo tante visite, quindi se dovessimo stabilirci per un pò in un posto.....accorete numerosi! Diciamo che noi stiamo andando a sondare il terreno!!!
Gli zaini sono pronti....non resta che decollare per iniziare la nostra esplorazione (tanto attesa) di questa fetta di mondo!
Le braccia resteranno ben aperte ad accogliere le esperienze che vivremo, così come gli occhi...spalancati a catturare ogni immagine!
Baci e sorrisi :-)

03/09/2009


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